L’église


L’église de Jehay est bâtie sur un îlot situé au nord du château.
Cette église n’a pas toujours été Eglise paroissiale ; elle servait autrefois de chapelle castrale dédiée à Saint Lambert.



La maison presbytérale se situait dans le pré « D’el-ville », en face du château, tandis que l’église fut construite près du château pour chercher une protection.
Le pré « D’el-ville » regroupait autrefois les maisons du village de Jehay.
L’étang devant la façade n’a été creusé que vers 1622.
Près de l’entrée, on peut encore voir les restes d’un cimetière qui avait été établi aux alentours du lieu saint.




Cimetière aux abords de l'église


Saint Lambert

A l’intérieur de l’église, dans le fond, la statue de Saint Gérard qui fut retrouvée et ramassée dans un fossé où elle avait été jetée à la suite des expropriations et des déprédations causées par les excès de la révolution française. Depuis cette époque, il lui manque son épée en or.




L'autel principal de l'église

A la faveur des travaux préparatoires à la restauration intérieure de l’église de Jehay, monument classé depuis 1933, des ouvriers ont découvert, sous le plancher de la sacristie, deux importantes dalles funéraires d’anciens seigneurs de l’endroit.



Intérieur de l'église, avant restauration

Il s’agit de la pierre tombale, en marbre noir et sculptée en ronde bosse représentant Jehan-Helman de Sart, reconstructeur du château de Jehay au XVIème siècle, après la guerre des Hornes et des la Marck, et son épouse Marguerite de la Falloise, héritière de la Seigneurie, décédée en 1578.
Au pied des gisants sont alignés, sur deux rangs, huit blasons devenus illisibles.
L’autre dalle funéraire est celle d’Arnould de Mérode et Jehenne de Sart, dame de Jehaing.
Seigneur de Gossoncourt, Meerest et Wytgarden. Arnould de Mérode mourut le 4 octobre 1576. Quant à la dame de Jehaing, elle trépassa le 10 février 1584.
Plus modeste que la précédente, la pierre tombale des époux de Mérode-de Sart s’orne aussi d’un décor Renaissance et porte sur chaque côté quatre blasons dont ceux encore lisibles des Mérode, Berlo, Cortembach et Fallon.




 


Jusqu'en 1952, il y eut une procession qui partait de l'église. Les religieuses de l'école des Soeurs accompagnaient les enfants et les communiantes.