L’arbre, un être vivant,
fragile et complexe


Sources : Région Wallonne (DGATLP, DGRNE). Drénou : la taille des arbres et arbustes d’ornements IDF.

Nous oublions souvent que, comme nous, l’arbre vit, respire, transpire et se nourrit.
Comme pour nous, l’eau, l’air, la terre et la lumière sont essentiels.
Partout dans le monde et depuis toujours, l’arbre est d’ailleurs symbole de vie.



Le Platane

Précieux et fragile

Fournisseur d’oxygène, d’humidité, de nourriture, de remèdes, de tant de matières premières, son rôle est intimement lié à l’évolution de l’Homme, au progrès.
Aujourd’hui, la valeur sociale, écologique, paysagère et patrimoniale des arbres devrait être unanimement reconnue.

Beaucoup d’arbres remarquables, témoins de notre Histoire, sont parvenus jusqu’à nous.
Malheureusement aujourd’hui, beaucoup dépérissent faute de précautions élémentaires à l’occasion de chantiers, travaux, taille sévère, aménagements ou activités diverses.

Parlons un peu de la taille radicale des arbres :

Etêtage : suppression du houppier ou de la tête de l’arbre.

Rapprochement : consiste à raccourcir les branches au tiers de leurs longueurs.

Ravalement : consiste à couper les branches jusqu’à leur insertion (totem)





A savoir que l’arbre a besoin de ses feuilles pour vivre et être en bonne santé.
Toute taille non raisonnée nuit au développement de l’arbre ainsi qu’à son système de défense.

Les conséquences de la taille radicale
sont le plus souvent irréversibles sur le plan :

De la sécurité :
un arbre avec des branches ou une cime nouvellement repoussée sur les chicots de la taille radicale est beaucoup plus fragile.

De l’esthétique :
la taille radicale mutilante détruit totalement la silhouette naturelle de l’arbre.

De la santé :
les plaies engendrées entraînent des risques d’infection et de pourrissement par les champignons qui risquent de gagner tout l’arbre

Voici quelques idées reçues sur la taille radicale, sévère.

Elle est économique :
Non, les collectivités locales ainsi que le particulier commencent à réaliser à quel point les tailles radicales passées leur coûtent cher aujourd’hui. Les dépenses nécessaires à l’abattage ou à la surveillance des arbres devenus dangereux, aux tailles de restructurations et aux replantations sont exorbitantes.

Elle permet d’avoir moins d’ombre :
Non, au contraire, une taille sévère provoque l’émergence de feuilles plus larges portées par des gourmands et des rejets apparaissant de surcroît à une forte densité.

Elle rajeunit l’arbre, accroît son espérance de vie :
Non, toute taille mal conduite est un acte traumatisant pour l’arbre, une brèche dans son intégrité, la porte ouverte aux maladies et un affaiblissement de son système de défense.
La fragilité de l’arbre peut alors être fatale même en cas d’agressions légères (sécheresse, gel, traumatismes racinaires, attaques par des agents pathogènes...)

Elle diminue la prise au vent, limite les risques de rupture :
Non, une taille mal conduite entraîne la repousse anarchique d’une population dense de rejets faiblement encrés sur leur support. Par ailleurs, les processus de dégradation du bois interne par les champignons conduisent à fragiliser la structure globale des branches maîtresses et du tronc. Un arbre en bonne santé ne perd pas facilement ses branches. Mal taillé, il peut devenir dangereux.

Elle est le meilleur moyen de réduire la hauteur d’un arbre :
Non, sur de nombreuses essences, les rejets se développant après une taille sévère, s’allongent particulièrement et l’arbre retrouve sa hauteur initiale en très peut de temps.

Elle évite la formation de bois mort :
Non, les nombreux rejets se développant après une taille radicale ne sont pas tous viables. Après quelques années d’existence, des relations de dominance s’installent entre les rejets et les structures dominées finissent par mourir.


Le secteur du bâtiment à ses hommes de métier le maçon, le plafonneur, le charpentier etc..
Il ne vous viendrait pas à l’idée de faire appel à un électricien pour déboucher votre évier ?

Dans le jardin c’est un peu pareil il y a les architectes paysagistes (salut Anne) , les entreprises qui font les aménagements extérieurs, ceux qui les entretiennent comme les jardiniers etc... tous sont spécialisés dans leur domaine.
En ce qui concerne les arbres ce sont les arboristes, le jardinier est dans le jardin, le bûcheron est dans la forêt et l’arboriste est dans l’arbre. Ca ne veut pas dire que c’est chacun de son côté ça serait dommage mais justement il faut travailler de concert chacun à sa place pour laisser derrière nous quelque chose de pérenne qui enrichit notre patrimoine pour les générations futures nos petits bouts. (ne pas oublier ceux qui travaillent dans l’ombre comme les chercheurs scientifiques, biologistes etc...)

Tout ceci pour présenter l’importance du savoir-faire
et des connaissances de l’arboriste grimpeur !


Tara

Appelés plus communément singes ou plus courtoisement écureuils, ils sont avant tout de véritables professionnels au service de l’arbre.
Dans un souci de préservation de notre patrimoine, ils vous informent, vous guident et interviennent de façon respectueuse envers ces êtres vivants que sont les arbres.

Chez nous, à Jehay, Olivier Paluszkiewicz, dit Olivier Palus, est arboriste, grimpeur, élagueur et amoureux des arbres.


Il a un rêve : transmettre aux enfants le respect de l’arbre mais aussi leur apprendre à y grimper (pas trop haut bien sûr !) pour le toucher, le caresser, le respirer.
Il est à la recherche des grands arbres de Jehay ... et a un seul conseil pour les années futures : n’hésitez pas à planter des arbres mais au bon endroit en tenant compte de leur taille adulte pour qu’ils puissent s’épanouir sans contrainte.


Olivier habite avec Noëlle, Louna et bientôt un petit frère, et Tara le chien, rue Nihotte, au n° 15.



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