Promenons-nous dans Jehay !
Promenade pédestre balisée de ± 7,5 km


Commentaires accompagnant la promenade
dans le village de Jehay
.



Cliquez sur la carte pour l'agrandir !


Au départ du château de Jehay

Le château de Jehay

L’ensemble du site et du château de Jehay, avec sa chapelle, son jardin et le village s’est établi dans un environnement de bois, d’étangs et de prairies, à proximité du ruisseau de la Paix-Dieu.
Il comporte aussi deux belles allées bordées de châtaigniers. Actuellement le château est toujours entouré d’un des plus beaux parcs de la Province de Liège.
Vers 1130, un certain Henri de Jehain est qualifié d’homme libre et fait donc partie de l’ancienne aristocratie du pays de Liège. Il habite une tour dont seules les caves nous parviendront. A l’Epoque Moderne, le château continua d’appartenir à quelques grandes familles liégeoise. Un des membres de la famille de Mérode, Jean, se distingua comme gouverneur de la ville et du château de Huy pendant la guerre de Trente Ans. En 1680, le bien passa à la famille van den Steen qui le conserva jusqu’à son récent rachat par la province de Liège.
Lors de la guerre entre les Hornes et les de la Marck, le château fut détruit en partie. Aux XVIe et XVIIe siècles, il fut reconstruit et prit l’aspect qu’on lui connaît aujourd’hui. Sa particularité architecturale lui vient de sa façade constituée d’un damier fait avec du grès et des pierres blanches. L’ensemble est entouré de tours et de douves et comporte quatre volumes bien distincts reliés par des cours et des ponts enjambant les douves. Le château en L est en grande partie du début du XVIe siècle. La partie ouest est de style néo-gothique.
La chapelle castrale, proche du porche d’accès du château et bordée d’un petit cimetière entouré d’eau, est devenue l’église paroissiale de Jehay. S’ouvrant vers la communauté villageoise, elle fut dédiée à Saint Lambert. Sa nef du XVIe siècle en moellons de grès a été restaurée vers 1635 et flanquée d’une tour carrée, coiffée d’un petit pavillon d’ardoise

Les étangs du Pont de Pierre
(Arthur Bovy, historien local, 1940)

Le ruisseau dénommé 'li rèwe d'èl Vigne ou d'èl Venne' (le ruisseau de la Vigne) prend sa source 'A tchan d'Ouhê' (au chant des oiseaux) non loin de la ferme de Malgueule ; il traverse la route d'Yernawe, pénètre è l'campagne dè Molin â Vint (dans la campagne du moulin à vent) au lieu-dit èl garinne (en la garenne), longe non loin dè l'havêye des hongres, les deus étangs (vêvi dè l'pûre et vêvi des cînes) qui se trouvent de chaque côté de la route du Pont de Pierre.

Le tilleul

La rue Tilleul del Motte doit son nom aux deux tilleuls qui en caractérisaient son tracé vers la Hesbaye, visibles sur la carte de 1850.

Les tilleuls possèdent des vertus calmantes, diurétiques, sudorifiques et cholérétiques. Mais des propriétés médicinales aux dons surnaturels, il n’y a q’un pas à faire, et c’est ainsi que le tilleul s’est retrouvé à la première place des arbres à clous. Le secours de l’arbre et du tilleul, en particulier, était surtout invoqué pour les affections cutanées et les maux de dents. Deux espèces de tilleul et leur hybride naturel poussent spontanément dans certaines de nos forêts et tiennent le haut du pavé dans nos villages ; le tilleul à petites feuilles (Tilia cordata), le tilleul à grandes feuilles (Tilia platyphyllos) et le tilleul hybride ou de Hollande (Tilia x europaea).

Hakenière ou Hacquenière
rue Hacquenière

La promenade emprunte une partie du tracé de l'ancien vicinal ; on peut voir notamment un perré (construction qui soutient des terres), avec son parapet de style typique des vicinaux, et un pont en brique réalisés par la Société Nationale des Chemins de fer Vicinaux.
On aperçoit dans le fond de vallée une autre partie de la ligne du tram, une maçonnerie en pierre qui soutenait le pont enjambant la rue Zénobe Gramme, et le talus boisé qui le prolonge.

Les anciennes houillères

L’exploitation du charbon dans la région remonte sans doute au Moyen Âge. Une veine importante allant de Jehay en passant par la Paix-Dieu, Halbosart, le sartage à Ampsin, la campagne de Villers-le-Bouillet, la Marexhe et Antheit fut l’objet de plusieurs concessions à des institutions religieuses, comme la Paix-Dieu, Le Neufmoutier, l’abbaye de Flône et le chapitre Saint Barthélemy, ou à quelques particuliers. Au XIXe siècle quelques charbonnages entreprirent le creusement en profondeur de galeries nécessitant notamment des machines pour l’extraction et l’évacuation des eaux.

La chapelle Notre Dame de Bon Secours
(
Notre petit patrimoine religieux)


Cette chapelle a été érigée vers 1910 en remerciement à Notre Dame du Bon Secours. L'enfant de la famille a été guéri d'un handicap aux jambes. Dans la chapelle deux petites jambes découpées dans du carton sont accrochées au mur.
Une messe est célébrée chaque année, le 14 août.

Point de vue sur le village de Jehay et le vallon de Bende

Sur la carte de Ferraris (1780), on peut voir que le fond de la vallée était marécageux. La rue petit Rivage a été construite vers les années 1910, pour relier la route d’Ampsin et Huy au village de Jehay. Le ruisseau dèl vène a été canalisé en 1980.

L'abbaye de la Paix-Dieu

L’abbaye de la Paix Dieu fut fondée entre 1239 et 1241 par Arnould de Corswaren, chevalier hesbignon, proche du comte de Looz. L’observance cistercienne commandait aux moniales de se constituer un domaine foncier dont la production agricole assurerait la subsistance de la communauté. Grâce à des donations et à une politique intelligente d’achat, les moniales acquirent des biens ruraux, principalement dans la fertile Hesbaye. L’évolution vers un capitalisme foncier, loin du projet monastique initial, permettra aux moniales d’investir dans des nouveaux bâtiments aux XVIIe et XVIIIe siècles. L’église, les bâtiments abbatiaux, l’infirmerie, la ferme et son portail monumental, le colombier et le moulin sont autant de traces de ce passé. L’ensemble monastique accueille aujourd’hui l’Institut du Patrimoine wallon, l’école des métiers du patrimoine ainsi que le comptoir d’accueil de la Maison du Tourisme Hesbaye et Meuse.

Sentier dans le bois
(voir la carte de Ferraris)

Cet petit sentier guidait les Jehaytois vers l'entrée de l'abbaye ou vers Ampsin et Huy à l'abri des zones marécageuses du fond de vallée.

Le paysage de la vallée

Le paysage traversé est fort différent de celui du plateau de la Hesbaye. Le relief est plus prononcé. Il est dû à la petite vallée formée par plusieurs ruisseaux qui se rejoignent à la Paix-Dieu pour former le ruisseau de Bende. Ce dernier se jette quelques kilomètres plus loin dans la Meuse.
A côté des campagnes, on rencontre beaucoup de bois. Les moines de l’abbaye d’Aulne possédaient d’ailleurs une « sylva » à Jehay. Autrefois, la forêt était une réserve de bois pour la construction des maisons et des édifices ainsi que pour l’industrie, notamment pour la fabrication du charbon de bois. Mais, c’était également un lieu où on menait les troupeaux des abbayes et des villageois pour trouver de la nourriture. Les prés étaient en effet fort rares et réservés à la fauche.
Plusieurs forêts ont été défrichées au Moyen Âge mais aussi au XIXe siècle. Les deux fermes de Saint Lambert qu’on voit sur notre droite en se dirigeant vers les hauteurs de Jehay, ont gagné leur terroir au détriment de la forêt pendant la révolution agricole du XIXe siècle. Elles adoptent toutes les deux un plan en quadrilatère comme les fermes traditionnelles de Hesbaye.

Rue de la Saule Gaillard

Autrefois cette route était une drève bordée d’arbres. Le lieu au XVIIIe siècle se nommait « rue du dessus » et la drève s’arrêtait là où nous avons rejoint la chaussée qui n’existait pas encore à cette époque. Par contre le chemin qu’on vient d’emprunter est bien présent sur la carte de Ferraris et reliait le dessus du village à l’abbaye de la Paix-Dieu à travers une ancienne forêt.
Ce hameau était sans doute issu d’un défrichement médiéval. Le nom saule Gaillard vient de la prononciation wallonne du mot « sart ». Le hameau est donc issu d’un essartage. Si on observe le parcellaire de la commune en le confrontant à la carte de Ferraris, on remarque une série de propriétés de superficies plus ou moins égales accompagnées d’un jardin et d’un verger comme s’il s’agissait d’un lotissement planifié par un seigneur ou par les habitants eux-mêmes. Cet habitat se différencie par un plan qui semble préétabli par rapport aux autres regroupements de maisons installés en désordre près des sources du village. Il s’agit sans doute d’un écart (habitat intercalaire) situé à la lisière du grand bois de Jehay.

Les communes

Avant le Régime français, l’organe du village était la communauté. Celle-ci était censée représenter les villageois et gérer les biens communaux. Ceux-ci étaient souvent composés d’une série de biens ruraux ou de terres qui étaient exploités par tous les villageois. Ces terres étaient souvent d’un revenu médiocre car les plus fertiles appartenaient aux plus riches. Souvent elles avaient l’aspect d’un terrain vague et étaient parfois utilisées pour faire paître le troupeau commun par le herdier du village. Elles faisaient aussi l’objet de plantations et d’exploitation d’arbres. Leurs revenus étaient gérés par la communauté. Le lieu-dit « les communes » rappelle que ces terrains servaient autrefois de communaux aux villageois de Jehay.

La chapelle Notre Dame de Lourdes

Après une rémission de sa maladie, Monsieur Nizet fit construire cette chapelle, vers 1964. Malheureusement, il mourut peu après sa réalisation.

Rue Loumaye

Le petit sentier qui rejoint la rue Zénobe Gramme a été réouvert grâce à l'action du Comité de Jehay.

La source Saint Gérard
(
Saint Gérard)

Les habitants du quartier se sont approvisionnés à cette fontaine jusqu'à l'installation de la distribution d'eau, vers les années 50.

Au n° 2 rue Zénobe Gramme : la maison natale de Zénobe Gramme

En réalité, la maison natale de Zénobe Gramme se situe sur la drève Saule Gaillard.
Lors de l'inauguration de la plaque commémorative de sa naissance en 1907, rue Zénobe Gramme, sa soeur a dénoncé cette erreur.
La maison qui porte la plaque commémorative de la naissance de Zénobe Gramme abritait la coopérative catholique de Jehay.

L'ancien pont du tram
rue Zénobe Gramme

Construit vers 1912, le pont a été utilisé en 1923, lors de la mise en circulation de la ligne Ampsin-Verlaine, jusqu'au début de la guerre 40-45.

Rue Petit Rivage

Canalisée depuis 1979, après la réalisation de la ligne du tram.

Rue Ernou

Une des plus anciennes rues de Jehay. Sur la carte de Ferraris, cette rue reliait déjà le centre de Jehay au Tilleul d'el Motte et au Tilleul de Bodegnée.

Rue du Tambour

Au numéro 6, dans la ferme de Pol Etienne, la cour regroupaient plusieurs habitations. Elles furent transformées en ferme à la fin du XIXème siècle.
En face du monument aux morts des deux guerres 14-18 et 40-45, en retrait de la rue par un jardin clos d'un mur en moellons, une ancienne habitation, appelée la maison "d'Eugène Marchandise", en double corps aménagée en deux temps au XVIIIème sur un noyau plus ancien subsistant à gauche.

La fontaine Zénobe Gramme

Le monument fut inauguré le 4 août 1907 à la mémoire de Zénobe Gramme, inventeur de la dynamo industrielle. Né à Jehay le 4 avril 1826, il est décédé à Bois-Colombe (France) le 20 janvier 1901 ; il est inhumé au Père Lachaise, à Paris.
La fontaine est alimentée par une source.






Un p'tit légumier le matin, apporte joie et entrain !