Rue du Tambour


Sur une ancienne carte : rue du Tabour (du gros chêne)
D’après les recherches d’Annie Moës, on aurait retrouvé un tambour sous l’escalier du château, peut-être celui qui appelait le peuple de Jehay sur le batty.

La rue du Tambour, anciennement rue de l’abbaye de la Paix Dieu à Jehay, était le chemin principal qu’empruntaient les religieuses de l’abbaye pour aller au château de Jehay où habitait l’avoué. On voit bien sur la carte de Ferraris, au départ de l’entrée de l’abbaye, ce chemin qui monte dans le bois pour éviter le fond marécageux du village.
On raconte que …

La rue du Tambour se caractérise par quelques anciennes maisons aux façades traditionnelles datant du début du XXème siècle.




La rue du Tambour à l’époque de Julien Melin :

Li tchèstês

Li Grand Bon Diu

Li Tambour

En face du café du Tambour, le boulodrome Robert Praillet du nom du dernier bourgmestre de Jehay-Bodegnée, et à côté, un petit espace public appelé ‘à côté du boulodrome’, projet en cours de réalisation en partenariat avec le Comité de Jehay, les Seniors du Tambour et l’Administration communale de Amay.

Li monumint

A côté du monument aux morts, l’ancienne poste de Jehay.



En face  de chez Pol Etienne, un magasin le « Bien-être » , tenu par Ninie Pirard, et qui n’a pas fonctionné très longtemps. (maison blanche)

A côté de chez Pierrette et Renato, c’était un magasin de chiques et une épicerie, chez Rosmeulen.

Plus loin, la maison du peuple chez Félix Claes
Il y avait une grande salle et une scène où on donnait souvent des spectacles, des pièces en wallon organisés par les socialistes. C’était aussi un lieu de réunion pour le parti. La maison du peuple n’existe plus depuis 1945.

Amon l’curé, amon Laure

L’escol

La rodgcreû



Julien Melin a habité dans cette maison.
Coureur cycliste renommé dans la région, il était marchand de vélos et avait un atelier de réparations.
Les facteurs de Jehay-Bodegnée, Richard Praillet, Raymond Hallut, Paul Bovy, y déposaient tous les soirs leur vélo pour l’entretien.
On y vidait la goutte ou la bière, on traînait un peu, et, à l’occasion des grandes courses, on misait sur les coureurs, « tirer les coureurs ».
Les facteurs choisissaient leur tournée en fonction de leur ancienneté.

A treû pîres
Lieu-dit ‘les Trois Pierres’ où se situeraient trois bornes frontières.
C’était aussi le nom d’un ancien café qui abritait une Société colombophile, chez Marcel Taillard.
Sa femme tenait la « botiqu’â t’chic »





Une anecdote : le comte Pierre de Liedekerke, candidat bourgmestre faisant sa propagande, entre dans le café, se présente et dit « Videz un verre ! »
Quelqu’un lui répond : « Ah ! c’est ti qu’es Pierre ! »

A Djel wade
Dieu le Garde et la rue Gustave Robert

Es Rotchamp

Une autre anecdote racontée par Julien Melin :
A cette époque, les villageois circulaient principalement à vélo.
Hélène Delhaye n’avait pas de feu à son vélo lorsqu’elle est arrêtée par le garde champêtre, Gaston Delhaye, son frère.
Hélène se réfugie chez Melin en disant : « L’so Gaston, y m’a voulu met’ on procès pasqu’i dji n’aveû noûn lamp a m’vélo ! »